Je ne suis pas une photographe professionnelle mais plutôt une artiste autodidacte; je scrute le monde qui m’entoure par le viseur d’un appareil-photo depuis plus de 50 ans.
La lumière, les textures, les couleurs, les formes et les lignes attirent sans cesse mon regard. Et mon œil est sans repos dès que mon esprit se consacre à la pratique de la photographie.
Ces dernières années, en plus des scènes et des choses que tout le monde peut voir, mon cerveau s’est mis en quête de sujets ou d’angles auxquels peu de gens portent attention; pour traduire ce que je découvrais au-delà de mon objectif, j’ai eu de plus en plus recours à l’abstraction, à l’affût d’images intrigantes pour le spectateur.
En 2024-2025 cependant, ce sont les scènes hivernales qui se sont additionnées dans mon ordinateur, avec des sujets végétaux parfaitement adéquats pour la photo en noir et blanc.
Résistante aux complications de la technologie (!!), je réussis à obtenir les résultats voulus avec le simple programme de traitement de photo de Windows 10. Cela me permet de recadrer, d’accentuer tons et textures, de contraster ombres et lumières, c’est tout ce dont j’ai besoin.
J’ai commencé à m’intéresser à la photographie dès l’adolescence, sans doute en feuilletant les magazines Life et National Geographic qui traînaient à la maison. Les arts plastiques à l’école ont ouvert une petite fenêtre de créativité chez moi, et chaque fois que je sortais d’une exposition, l’envie de créer quelque chose me chatouillait. Si une carrière en art semblait peu réaliste pour mes parents, la photographie m’a peu à peu servi de soupape pour traverser les jours ordinaires, et capter la beauté des choses.
Depuis 1984, ma participation au Photo-club Arémac m’a permis de progresser dans ma passion, de trouver ma signature, et d’échanger avec des gens aussi investis que moi dans cet art. J’y suis encore, avec autant de bonheur.
Pas besoin de vocabulaire savant pour expliquer davantage ma démarche : j’aime l’Image, et l’appareil-photo me permet de créer à partir de ce que je vois.
« Tout le monde regarde ce que je regarde, mais personne ne voit ce que je vois »
(Paul Audi, philosophe)