J’ai fait mes premiers pas en photographie au 4e secondaire quand un ami m’a demandé si je voulais l’accompagner au club de photo de l’école. N’ayant pas d’appareil, j’ai partagé avec l’ami en question l’utilisation d’un reflex Zénith de fabrication soviétique. Le coup de foudre est venu, lors de l’insertion du papier photo dans le révélateur, la magie a opéré, une passion d’une vie s’est installée.
Ma démarche photographique a comme ligne directrice la recherche des formes et des textures dans les détails, architecturaux, la nature et dans une diversité d’objets faits de métal, de bois et/ou de matériaux divers.
Depuis 2006, non sans peine, je me suis converti; de l’argentique au numérique, mais la ferveur du noir et blanc est resté intacte, toujours à peaufiner les traitements afin de me permettre d’exprimer le mieux les sentiments ressentis a la prise de vue.
Depuis le printemps de 2010, j’ai participé à plusieurs expositions collectives à la bibliothèque et au Centre culturel de Belœil, ainsi qu’au collectif d'art de la Pointe-Valaine à Otterburn Park, a la Maison de la culture Eulalie-Durocher à Saint Antoine sur Richelieu et c’est avec grand plaisir que je contribue cette année à l’exposition annuelle de l’ARÉMAC.
Patrick Denée
https://www.patrickdenee-photo.com/
Voici ma démarche pour cette présentation:
Les prairies canadiennes :
Dans les Prairies canadiennes, à la frontière entre le Canada et les Etats -Unis, il y a des secteurs que l'on nomme les Bad Lands, car simplement ces terres ne sont pas propices à l'agriculture. Ces endroits sont époustouflants par leur beauté aride, c’est simplement du bonbon pour un photographe de paysage.
Ces quatre œuvres photographiques, sont un humble hommage de ma part en noir et blanc qui accentue la beauté intemporelle de ces lieus.
Merci et bonne visite!
Commentaires de M. Jacques Senechal
Dans les quatre photos les sentiments de solitude et d’oppression, de plus en plus intenses, sont très habilement évoqués différemment :
• par la texture rugueuse et inégale de la végétation des plaines qui rend la marche peu rassurante;
• par trois petits éléments parsemés dans deux plans différents :
deux piquets de clôture éloigné l’un de l’autre, puis dans le milieu de l’arrière-plan une construction qui ressemble à une barrière.
• par les collines arides ou recouvertes de neige
• par la ligne d’horizon bien définie qui accentue la tension entre la terre et le ciel.
• par les nuages plus ou moins sombres et denses qui dominent la moitié ou plus de l’image;
• par un jeu de miroir déformant :
l’ondulation des collines est reprise et accentuée par le mouvement violent des nuages.